À l’approche du Grand Prix des États-Unis, McLaren espère retrouver de la compétitivité après une série de courses compliquées. L’écurie britannique apportera plusieurs modifications à sa MCL40, notamment pour améliorer l’efficacité du système de freinage. Ce rendez-vous texan sera également marqué par le 50e anniversaire du titre mondial de James Hunt, remporté en 1976 au terme d’une saison historique.
McLaren cherche à corriger les faiblesses de sa MCL40
Après les Grands Prix d’Azerbaïdjan, de Bahreïn et de Singapour, McLaren aborde le rendez-vous d’Austin avec l’objectif de redresser la situation. L’écurie n’a récolté que 33 points lors de ces trois courses, un bilan nettement inférieur à ses attentes.
Le directeur de l’équipe, Andrea Stella, reconnaît la nécessité de tirer les enseignements de cette période difficile, aussi bien sur le plan des performances que dans l’exécution des week-ends de course.
« Après une série de trois courses difficiles, nous tirons les leçons de nos performances et de notre exécution pour les mettre en pratique. » explique le dirigeant italien.
Pour tenter d’inverser la tendance, McLaren introduira plusieurs évolutions techniques sur sa monoplace ce week-end au Circuit des Amériques.
Rob Marshall, directeur technique en chef de l’écurie, a notamment confirmé des modifications destinées à améliorer la fiabilité et les performances du freinage sur la MCL40. De légers changements apportés au plancher seront également évalués durant le week-end au Texas.
« Nous apportons une sélection limitée d’évolutions pour cette course, destinées à améliorer certains problèmes de fiabilité et de performance au freinage. Nous avons également de petites modifications du fond plat à tester. » précise Marshall.
Le tracé d’Austin, long de 5,513 kilomètres, pourrait mieux convenir à la MCL40. Ses enchaînements rapides, ses virages variés et ses bordures exigeantes constituent toutefois un défi important pour les monoplaces.
Selon Marshall, les essais libres seront essentiels pour vérifier la correspondance entre les résultats obtenus en simulation et le comportement réel de la monoplace en piste.
Les enseignements serviront pour 2027
Au-delà du résultat du Grand Prix des États-Unis, McLaren travaille déjà sur la prochaine saison de Formule 1.
Rob Marshall souligne que les évolutions réglementaires prévues pour 2027 resteront relativement limitées. Une grande partie des concepts développés sur la MCL40 pourra donc servir de base au futur projet.
Les données recueillies en piste, notamment sur le fonctionnement aérodynamique et la corrélation avec les simulations, auront une importance particulière.
Alors qu’il reste six Grands Prix à disputer, l’objectif ne consiste donc pas uniquement à terminer la saison sur une meilleure dynamique, mais également à préparer une voiture plus compétitive pour 2027.
50 ans après, McLaren se souvient du titre de James Hunt
Le rendez-vous américain possède également une dimension historique pour McLaren cette année. Le 24 octobre 2026 marquera les 50 ans du sacre mondial de James Hunt, obtenu au terme de l’une des saisons les plus célèbres de la Formule 1.
En octobre 1976, le Britannique était engagé dans une lutte intense face à Niki Lauda, pilote Ferrari, pour le titre mondial.
Lors du Grand Prix des États-Unis disputé à Watkins Glen, dans l’état de New-York, près de 100 000 spectateurs avaient assisté à une course décisive dans la bataille pour le championnat.
Parti de la pole position, Hunt avait dû batailler avec Jody Scheckter. Après plusieurs changements de leader, le pilote McLaren avait définitivement pris l’avantage au 46e des 59 tours, avant de s’imposer avec huit secondes d’avance.
Lauda avait terminé troisième, conservant trois points d’avance au championnat avant la dernière manche, disputée au Japon.
C’est finalement sur le circuit de Fuji, sous une pluie torrentielle, que le titre avait basculé. Lauda avait choisi de se retirer en raison des conditions dangereuses, tandis que Hunt avait décroché la troisième place suffisante pour devenir champion du monde.
Cinquante ans plus tard, McLaren retrouve les États-Unis dans un contexte sportif très différent. Mais l’objectif reste le même : surmonter les difficultés et retrouver le chemin du succès.
À Austin, l’écurie britannique cherchera avant tout à démontrer que les enseignements tirés de ses dernières courses peuvent se traduire par des progrès concrets sur la piste.



