Malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient, Mohammed Ben Sulayem assure que les Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi auront bien lieu comme prévu. Le président de la FIA se montre confiant quant à la sécurité des deux dernières manches de la saison 2026, même si des solutions de secours restent envisagées.
La fin de saison 2026 de Formule 1 devrait bien se dérouler au Moyen-Orient. Alors que le conflit impliquant l’Iran et les tensions dans la région du Golfe continuent de susciter des interrogations, Mohammed Ben Sulayem a réaffirmé sa confiance quant à la tenue des deux dernières manches du championnat.
Interrogé par plusieurs médias, dont l’agence de presse Reuters, mardi 20 octobre, lors de l’inauguration du nouveau centre d’opérations à distance de la FIA à Biggin Hill, au Royaume-Uni, le président de la Fédération internationale de l’automobile s’est voulu rassurant.
Les Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi sont actuellement programmés les 29 novembre et 6 décembre, sur les circuits de Lusail et de Yas Marina.
Ben Sulayem confiant malgré les tensions
Questionné sur la situation sécuritaire dans les deux pays, Mohammed Ben Sulayem a affirmé ne pas avoir d’inquiétude particulière à ce stade.
« Est-ce que cela signifie que rien ne va se passer ? Je ne peux pas le prédire. Je peux seulement vous dire qu’aujourd’hui, rien ne s’y oppose et que les deux courses auront lieu. » a déclaré le président de la FIA.
Ce dernier a notamment rappelé que ses enfants résidaient toujours aux Émirats arabes unis, estimant qu’il ne les laisserait pas sur place s’il considérait la situation comme dangereuse.
Mohammed Ben Sulayem a également assuré être favorable au déplacement du personnel de la FIA dans les deux pays, tout en précisant que des dispositifs de remplacement avaient été préparés dans l’hypothèse où certains officiels seraient dans l’impossibilité de voyager.
Cette confiance rejoint la position de Stefano Domenicali, directeur général de la Formule 1, qui a récemment réaffirmé que le calendrier de la fin de saison restait inchangé.
Imola comme alternative en cas d’annulation
Malgré ces déclarations rassurantes, la FIA et la Formule 1 conservent la possibilité de modifier le calendrier si la situation venait à se dégrader dans les prochaines semaines.
Selon Reuters, le circuit d’Imola, en Italie, a notamment été évoqué comme une solution de remplacement pour accueillir la finale du championnat le 6 décembre, dans l’hypothèse où les deux Grands Prix du Moyen-Orient devaient être annulés.
Il ne s’agit toutefois pas d’une décision actée, puisque les deux courses restent officiellement maintenues à leurs dates initiales.
Le championnat a déjà été perturbé par les tensions géopolitiques cette saison. Les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite, initialement prévus au mois d’avril, avaient été retirés du calendrier. L’épreuve de Bahreïn a finalement été disputée début octobre sur le circuit de Sepang en Malaisie.
Plusieurs compétitions annulées en Arabie saoudite
Si le président de la FIA affiche sa confiance concernant les deux dernières manches de la Formule 1, la situation apparaît plus préoccupante en Arabie saoudite.
La dernière manche du championnat du monde des rallyes (WRC), qui devait se dérouler dans le pays du 11 au 14 novembre, a notamment été annulée pour des raisons de sécurité. Le championnat s’est donc achevé en Sardaigne au mois d’octobre.
Les organisateurs locaux ont également demandé l’annulation du rallye de Djeddah, qui devait rester inscrit au calendrier du championnat du Moyen-Orient des rallyes.
D’autres compétitions sportives, notamment dans le golf, le cyclisme et le tennis, ont également été annulées ou reportées dans le royaume.
Ces décisions interviennent alors que les tensions entre l’Arabie saoudite et les Houthis, un mouvement yéménite soutenu par l’Iran, se sont intensifiées. Plusieurs attaques ont notamment visé des villes, des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes.
Le Dakar 2027 également menacé
Dans ce contexte, l’organisation du prochain rallye Dakar, prévu en janvier 2027, fait également l’objet d’interrogations.
Le président de la FIA a reconnu ne pas pouvoir garantir la tenue de l’épreuve en Arabie Saoudite, tout en insistant sur la nécessité de préserver la sécurité des participants et des officiels.
Ben Sulayem a confirmé que plusieurs possibilités existaient, notamment un éventuel déplacement de la compétition vers le Maroc.
D’après de nouvelles informations publiées par Reuters ce 21 octobre, trois sources impliquées dans le championnat du monde de rallye-raid évoquent désormais un projet de transfert du Dakar vers l’Afrique, avec un prologue en Espagne ou au Portugal avant plusieurs étapes au Maroc. Aucune confirmation officielle des organisateurs n’a cependant été annoncée.
La situation reste donc différente entre les deux disciplines. Alors que plusieurs compétitions prévues en Arabie saoudite sont directement affectées par les tensions régionales, la Formule 1 maintient pour le moment son intention de terminer la saison 2026 au Qatar et à Abu Dhabi.
La FIA reste néanmoins attentive à l’évolution de la situation sécuritaire, qui pourrait encore imposer des changements avant les dernières manches du championnat.





