Sixième du Grand Prix des États-Unis après s’être élancé de la troisième place, Isack Hadjar n’a pas caché son agacement au micro de Canal+. Le Français estime avoir laissé échapper une occasion de podium à Austin, entre un problème d’embrayage au départ, une mauvaise réponse de l’accélérateur après son arrêt et un choix de pneus qu’il n’a pas compris.
Le résultat laisse un goût amer au pilote Red Bull. Installé en deuxième ligne au départ, Hadjar disposait d’une belle occasion de se battre aux avant-postes. À l’arrivée, il termine derrière Lando Norris, tandis que son coéquipier Max Verstappen monte sur la troisième marche du podium, derrière Kimi Antonelli et Charles Leclerc.
Mais c’est surtout le déroulement de sa course qui a alimenté sa frustration. Interrogé par Canal+ après l’arrivée, le Français a décrit une succession de difficultés techniques qui l’ont empêché d’exploiter sa monoplace comme il l’aurait souhaité.
Un problème d’embrayage dès le départ
Hadjar situe le premier contretemps au moment de s’élancer. Il assure avoir correctement exécuté la procédure, mais met en cause le fonctionnement de l’embrayage.
« Le départ était déjà mauvais. J’ai tout fait de mon côté, la procédure a été bonne, je me suis bien préparé pour… un problème d’embrayage et, voilà, ça n’a pas raté. » a-t-il expliqué.
Le Français a ensuite demandé une réponse technique de son équipe, dans des termes qui traduisent son exaspération face à l’incertitude au départ : « Donc, il faut vraiment qu’on redesign nos pièces parce que ça commence à être assez saoulant de pas savoir ce qui va se passer à chaque départ. »
Un accélérateur qui ne répondait plus comme prévu
La course s’est encore compliquée après son passage par les stands. Hadjar explique être resté sur une mauvaise cartographie de pédale d’accélérateur, avec une réponse qui ne lui permettait plus de doser normalement la puissance.
« Après, dans les stands on est resté bloqué sur une map de pédale qui était mauvaise. » a-t-il raconté, avant de résumer le comportement de sa Red Bull : « C’est soit 100 % de pédale, soit 0. Donc c’est juste inconduisible, et même comme ça, on n’était pas trop mal. »
Le manque de progressivité décrit par le pilote rendait particulièrement délicate la remise des gaz. Hadjar juge pourtant que le rythme restait suffisamment encourageant pour nourrir de sérieux regrets sur le résultat final.
« C’est juste tellement dommage de mettre le podium à la poubelle comme ça, mais bon… » a-t-il lâché.
Le choix des pneus durs également contesté
À ces problèmes s’est ajoutée une incompréhension sur la stratégie. En repartant des stands, Hadjar a découvert que Red Bull avait monté des pneus durs, une gomme avec laquelle il ne se sentait pas à l’aise sur le tracé texan. Il a demandé des explications à la radio, avant de poursuivre jusqu’à l’arrivée avec ce train.
Le Français a également regretté la manière dont le week-end avait été préparé en matière de pneumatiques. À ses yeux, l’équipe avait conservé davantage de trains que nécessaire pour une course finalement disputée avec un seul arrêt.
« C’est dommage qu’on n’ait pas vu avant dimanche [qu’il s’agissait d’une course à un seul arrêt, ndlr], on a sauvé pas mal de pneus pour rien. Mais bon, c’était pas le plus agaçant on va dire dans la voiture. » a-t-il conclu.
Malgré les huit points de sa sixième place, Hadjar quitte donc Austin avec le sentiment de ne pas avoir été récompensé du potentiel de sa Red Bull.
Malgré ces difficultés, Red Bull réalise une bonne opération au championnat des constructeurs. La troisième place de Max Verstappen et la sixième d’Isack Hadjar rapportent 23 points à l’équipe, contre 16 pour McLaren. Les deux écuries comptent désormais 355 points, mais Red Bull prend la troisième place au départage des meilleurs résultats.





