Pour Hadjar, les victoires de Verstappen ne font pas de Red Bull la référence

22 octobre 2026 à 22:38
Pour Hadjar, les victoires de Verstappen ne font pas de Red Bull la référence
© Getty Images/Red Bull Content Pool

Malgré les deux succès consécutifs de Max Verstappen en Malaisie et à Singapour, Isack Hadjar estime que Red Bull ne possède pas encore la meilleure monoplace du plateau. Avant le Grand Prix des États-Unis, le Français distingue les progrès de son équipe de la capacité de son coéquipier à convertir une occasion en victoire. À Singapour, il considère même que Ferrari disposait du meilleur potentiel.

Deux victoires de suite peuvent changer la perception d’une équipe. Elles ne suffisent pourtant pas, aux yeux d’Isack Hadjar, à établir une nouvelle hiérarchie. Alors que Red Bull arrive à Austin après les succès de Max Verstappen à Sepang puis à Singapour, le Français refuse de présenter sa monoplace comme la référence incontestable de cette fin de saison.

« Non, je ne pense pas que nous ayons la voiture la plus rapide ». a affirmé Isack Hadjar en conférence de presse ce jeudi à Austin.

Son jugement ne remet pas en cause les progrès accomplis par Red Bull. Il souligne plutôt une distinction essentielle : disposer d’une voiture capable de gagner ne signifie pas nécessairement posséder celle qui offre le meilleur potentiel sur chaque circuit. Et, selon Hadjar, la victoire de Verstappen à Singapour doit aussi beaucoup à l’exécution du pilote néerlandais.

À Singapour, 54 millièmes qui ont compté

« Je pense que la voiture est encore très difficile à piloter. En Malaisie, elle a dominé, mais je ne crois pas qu’à Singapour, c’était la plus rapide ». explique Hadjar.

Le Français va plus loin dans sa comparaison avec Ferrari : « Je pense que si Max avait été au volant de la Ferrari, il aurait gagné la course avec une plus grande avance — c’est mon opinion. À Singapour, je pense que la Ferrari était la plus rapide. »

Cette appréciation reste celle du pilote Red Bull. Les résultats établissent, eux, une lutte particulièrement serrée en qualifications : Verstappen a signé la pole position en 1 min 31 s 373, avec seulement 54 millièmes d’avance sur Charles Leclerc. Lewis Hamilton a placé la seconde Ferrari au troisième rang.

À l’arrivée de la course le dimanche, Verstappen a conservé l’avantage, s’imposant avec 7,335 secondes d’avance sur Leclerc. Un succès qui confirme la compétitivité de Red Bull, sans permettre à lui seul d’isoler ce qui relève de la voiture, du pilotage ou du déroulement de la course.

Hadjar insiste précisément sur le poids de la qualification dans cette victoire. En prenant la première place sur la grille, son coéquipier s’est donné la possibilité de mener plutôt que de devoir dépasser les Ferrari.

« Il a mis toutes les chances de son côté, il a fait la différence en Q3 et ça a suffi. » résume le Français.

L’écart final ne constitue donc pas, dans son analyse, une mesure directe de la supériorité technique de Red Bull. Il traduit aussi la façon dont Verstappen a exploité les performances disponibles.

Hadjar veut enfin un week-end sans incident

Pour Hadjar, la question de la hiérarchie se double d’un enjeu plus immédiat : retrouver une continuité de travail.

Son week-end singapourien a été perturbé par des problèmes techniques. Sans temps en qualifications du Grand Prix, isack Hadjar a ensuite dû partir depuis la voie des stands après des changements de réglages et l’installation de nouveaux éléments du groupe motopropulseur. Il a finalement réussi à remonter jusqu’à la dixième place.

Dans ces conditions, la comparaison avec le week-end victorieux de Max Verstappen reste incomplète. Le Français n’a pas bénéficié du même déroulement de préparation, ni des mêmes possibilités d’exploiter la progression de sa voiture.

« C’était un de ces week-ends où l’on essuie un échec à chaque séance. » explique-t-il.

À Austin, son objectif est d’abord de pouvoir enchaîner les séances et construire sa course sur une base plus solide. « Je veux juste faire une autre course propre. » insiste-t-il, après deux rendez-vous qu’il juge particulièrement frustrants.

Austin pour éprouver la nouvelle hiérarchie

Le Circuit des Amériques offrira un terrain différent de Marina Bay. Long de 5,513 kilomètres, le tracé texan accueille une course prévue sur 56 tours et combine notamment des enchaînements rapides avec des portions plus lentes. Cette diversité permettra d’observer les forces et les limites des trois équipes dans des conditions bien différentes de Singapour.

Red Bull abordera donc le Grand Prix des États-Unis avec des résultats récents encourageants, mais Isack Hadjar estime que les deux victoires consécutives de Verstappen ne doivent pas masquer les difficultés encore présentes.

Pour le Français, la priorité sera de disposer d’un week-end suffisamment propre pour défendre cette analyse en piste. Pour Red Bull, Austin permettra de voir si la dynamique des dernières courses peut se poursuivre face à Ferrari et McLaren.

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Journaliste spécialisé en Formule 1 depuis près de dix ans, j’ai couvert de nombreux Grands Prix et suivi l’actualité du paddock au plus près. J'écris désormais pour La Gazette F1 avec une priorité : proposer une information fiable, vérifiée et sourcée.

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