Pirelli a revu ses prévisions avant le Grand Prix du Brésil. Sur le sec, le manufacturier privilégie désormais une stratégie à deux arrêts, avec deux relais en pneus tendres et un en médiums. La pluie reste toutefois une possibilité à Interlagos. Samedi soir, Pirelli citait un risque de précipitations de 60 % pour la course de dimanche.
Les longs relais du vendredi ont changé le calcul
Pirelli a retenu les trois gommes les plus tendres de sa gamme pour São Paulo. Le C3 fait office de dur, le C4 de médium et le C5 de tendre. Les EL2 du vendredi ont fourni les seules données de longs relais que le manufacturier juge représentatives. Leur analyse a révélé une usure plus forte que prévu, avec une perte de performance plus marquée au fil des tours.
Dans les simulations révisées, la combinaison tendre, médium, tendre devance d’environ trois secondes une stratégie qui utilise les trois gommes. Remplacer le relais en médiums par un relais en durs augmente encore le temps de course estimé. L’écart est plus net avec un seul arrêt. Pirelli évalue cette option à environ dix secondes de plus que son meilleur scénario à deux arrêts, sur les 71 tours du Grand Prix.
Les fenêtres d’arrêt envisagées par Pirelli
| Pneus | 1er arrêt | 2e arrêt |
|---|---|---|
| Tendre → médium → tendre | Tours 17 à 23 | Tours 42 à 48 |
| Médium → dur → tendre | Tours 23 à 29 | Tours 50 à 56 |
| Tendre → dur → tendre | Tours 16 à 22 | Tours 44 à 50 |
| Médium → dur | Tours 28 à 34 | — |
Pirelli estime à 22,5 secondes la perte moyenne liée à un passage aux stands à Interlagos. Un pilote qui s’arrête plus tôt que son adversaire peut néanmoins reprendre du temps dès son premier tour lancé sur des pneus frais et passer devant lorsque l’autre s’arrête. C’est le principe de l’undercut.
Avec les températures plus basses attendues ce dimanche, Dario Marrafuschi, directeur de Pirelli Motorsport, estime que les gommes tendres pourraient offrir un avantage à la remise en piste grâce à leur montée en température plus rapide. Encore faut-il ressortir avec suffisamment de piste libre pour en profiter.
Sous la pluie, le moment de passer aux intermédiaires
Les qualifications de samedi ont déjà donné un aperçu de la transition. Après l’interruption provoquée par la pluie, les pilotes ont pu reprendre la piste en pneus pluie. Selon Marrafuschi, ces gommes sont restées efficaces même après la disparition de l’eau stagnante. Les intermédiaires ont pris le relais au début de la Q2, à mesure que la piste s’améliorait.
Si la pluie revient ce dimanche, les fenêtres calculées pour le sec perdent évidemment leur valeur de référence. Les équipes devront alors juger le moment où l’intermédiaire devient plus rapide que le pneu pluie, puis, si une trajectoire sèche se dessine, celui où les slicks peuvent prendre le relais. Sur une piste qui change d’un tour à l’autre, le choix du moment peut peser davantage que la séquence de gommes prévue avant le départ.
Ne manquez pas les infos importantes de la F1.
Suivre La Gazette F1 sur WhatsAppDans WhatsApp, appuyez sur « Suivre », puis activez la cloche pour recevoir les infos en direct.



