Mercedes ne se considère pas comme la référence à Mexico après les essais libres du vendredi. Andrew Shovlin estime que l’équipe doit encore corriger le comportement de sa monoplace pour espérer jouer les premiers rôles, avec des difficultés d’équilibre présentes aussi bien sur un tour que sur les longs relais.
Le bilan dressé par Mercedes est plus réservé que ne pourrait le laisser penser le classement des EL2. George Russell a signé le troisième temps devant Kimi Antonelli, quatrième, mais ces positions ne suffisent pas à convaincre l’écurie qu’elle dispose du rythme nécessaire pour prendre l’avantage sur ses adversaires.
« Le peloton est très serré et, d’après les essais d’aujourd’hui, nous ne nous voyons pas en tête ». a confié Shovlin, responsable de l’ingénierie piste chez Mercedes, au terme de la première journée d’essais ce vendredi à Mexico.
Un équilibre encore à trouver
La principale difficulté identifiée par Mercedes concerne la manière dont la W17 se comporte dans les virages. L’équipe manque de stabilité à l’entrée, avant de rencontrer du sous-virage en fin de courbe. Autrement dit, les pilotes ne disposent pas encore d’une monoplace suffisamment prévisible au moment de l’inscrire dans le virage, puis peinent à lui faire conserver la trajectoire souhaitée.
« Nous avons des difficultés avec un manque de stabilité en entrée de virage, qui se traduit par du sous-virage en fin de virage. » précise Shovlin.
Le problème ne se limite pas à la préparation des qualifications. Mercedes retrouve des difficultés similaires sur les relais plus longs, ce qui en fait également un sujet pour la course. Cette constance dans les symptômes donne toutefois une direction de travail à ses ingénieurs : les corrections recherchées doivent pouvoir bénéficier aux deux exercices.
« Les problèmes rencontrés sur un seul tour sont assez similaires à ceux des longs relais, ce qui devrait faciliter notre progression, mais il est clair que nous devons trouver une solution si nous voulons jouer les premiers rôles. »
L’altitude complique les réglages
Ce travail est rendu plus délicat par les particularités de Mexico. Selon Shovlin, il s’agit du circuit le plus difficile à préparer, car les outils de simulation ne permettent pas de reproduire tous les effets de l’altitude. Les essais du vendredi prennent donc une importance particulière pour comprendre les problèmes rencontrés en piste et déterminer comment les gérer pendant la suite du week-end.
Sur le plan du groupe motopropulseur, Mercedes tire néanmoins un premier bilan encourageant. Shovlin souligne la bonne puissance délivrée en sortie de virage. Le refroidissement des freins et du moteur demeure en revanche une contrainte, même si les deux voitures ont pu effectuer de bons relais.
L’écurie souhaiterait disposer d’une marge de sécurité plus importante dans ce domaine. Shovlin estime cependant que les difficultés de gestion ne concernent pas uniquement Mercedes et que les autres équipes de la grille doivent elles aussi composer avec ces contraintes.
Mercedes aborde donc le samedi avec une priorité : trouver un meilleur équilibre avant les qualifications. L’équipe ne renonce pas à se battre devant, mais Andrew Shovlin juge qu’une progression est nécessaire pour y parvenir.



