La Formule 1 a dévoilé le calendrier de la saison 2027 à la veille du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Ce dernier comporte dix week-ends Sprint, dont un à Monaco, une nouveauté dans la principauté. Ce format n’a pas manqué de faire réagir les pilotes, bien conscients du caractère atypique du tracé monégasque.
Si l’on devait choisir la plus belle séance de qualifications de la saison, nombreux sont ceux qui citeraient Monaco. Voir les monoplaces lécher les rails, là où le moindre millimètre peut vous envoyer dans les barrières à plus de 200 km/h, est unique au circuit de la principauté.
En revanche, la course le dimanche est bien plus ennuyeuse, avec bien souvent un train de F1 qui se suivent, limitées par l’étroitesse de la piste. Le format Sprint introduit pour la première fois en 2027 rendra t-il les choses plus intéressantes ? Le pilote McLaren Oscar Piastri semble comprendre la démarche :
« J’ai d’abord été surpris, mais je pense que je comprends la logique derrière, essayer d’avoir deux séances de qualifications, principalement. Ce ne sera probablement pas la meilleure course Sprint que nous aurons, mais je pense qu’avoir deux séances de qualifications sera intéressant. » a déclaré l’Australien.
« Normalement, à Monaco, on monte beaucoup en puissance au fil du week-end, puis le samedi après-midi, c’est le moment où tout le monde sort vraiment le dernier pour cent. Mais nous n’aurons pas ce luxe l’an prochain. »
« Donc oui, ça n’avait peut-être pas complètement de sens au début, mais je pense qu’essayer d’avoir deux séances de qualifications rend les choses intéressantes […] Donc j’espère simplement que nous ne perdrons pas cette grande montée en tension en ayant deux séances de qualifications et le Sprint au milieu. Mais il faudra attendre pour voir. » a insisté le pilote McLaren.
Des séances d’essais limitées
De son côté, le pilote Mercedes George Russell est content de pouvoir se battre en piste et de voir les séances d’essais limitées : « Je trouve que c’est bien, parce que maintenant que nous avons des Sprints depuis un bon moment, les week-ends de course normaux paraissent assez interminables. » a déclaré le Britannique.
« Et nous voulons tous nous battre. Aussi agréable que soit le fait de piloter une Formule 1 autour du circuit, le plaisir vient de la compétition et de l’adrénaline que l’on ressent lors d’une séance de qualifications. Bien sûr, la course ne sera pas la plus excitante, mais cela sera compensé par un vendredi plus excitant. »
« Les qualifications Sprint sont bien plus excitantes que les EL2. Donc oui, dans l’ensemble, je pense que ça a du sens. » se réjouit Russell.
La saison 2027 sera celle qui comptera le plus de courses Sprint à ce jour. Le format sera notamment appliqué dès la première course, à Bahreïn, ne laissant aux pilotes qu’une seule séance d’essais libres avant les premières qualifications de la saison.





