Haas rejette l’étiquette d’équipe B de Ferrari

16 octobre 2026 à 16:12
Un mécanicien de l'équipe Haas en F1
© Haas F1 Media

Après l’annonce de l’arrivée du Brésilien Rafael Câmara pour la saison 2027 en remplacement d’Esteban Ocon, Haas devrait aligner (Bearman n’a pas encore été officialisé) deux pilotes issus de la Ferrari Driver Academy. Une situation qui renforce les liens entre les deux structures, mais qui ne remet pas en cause l’indépendance de l’écurie, selon son directeur Ayao Komatsu.

Haas a officialisé ce jeudi le recrutement de Rafael Câmara pour la saison 2027. Le Brésilien, âgé de 21 ans, membre de la Ferrari Driver Academy, a signé un contrat portant sur plusieurs saisons avec l’écurie américaine. Il devrait retrouver le Britannique Oliver Bearman, lui aussi formé par Ferrari, dont la prolongation pour une troisième saison chez Haas reste à confirmer.

Cette association pourrait donner l’impression d’une équipe de plus en plus dépendante de Ferrari. Les deux pilotes restent en effet liés au constructeur italien, qui fournit à Haas ses unités de puissance ainsi que plusieurs composants techniques.

Une interprétation qu’Ayao Komatsu rejette catégoriquement. Le directeur de Haas assure que les décisions concernant les pilotes sont prises uniquement en fonction des intérêts de son équipe, sans intervention de Ferrari.

Komatsu défend l’indépendance de Haas

Si Haas profite de sa collaboration avec Ferrari pour évaluer de jeunes pilotes, Komatsu insiste sur le fait que cette relation ne s’accompagne d’aucune obligation contractuelle concernant leur recrutement.

Ce partenariat avait notamment permis à Oliver Bearman de participer à des essais au Mexique en 2024, avant que Rafael Câmara ne bénéficie à son tour d’une séance d’évaluation sur le circuit de Portimao au Portugal.

Pour le dirigeant japonais, ces opportunités facilitent simplement le processus de sélection. La décision finale appartient toujours à la direction de Haas, et notamment à Komatsu et au propriétaire de l’écurie, Gene Haas.

Il affirme ainsi que Ferrari n’a jamais exercé de pression pour obtenir un volant pour l’un de ses protégés. Malgré leur appartenance à la filière de formation italienne, Bearman et Câmara défendront avant tout les couleurs de Haas.

« Nous choisissons nos pilotes nous-mêmes, moi-même et M. Gene Haas. Alors oui, ce sont des pilotes de la FDA, leurs carrières ont été soutenues par Ferrari, mais ce sont des pilotes de l’écurie Haas et nous ne sommes soumis à aucune obligation ni pression pour recruter qui que ce soit chez Ferrari. » a expliqué Komatsu dans un entretien accordé à Sky Sports.

« Donc, cette histoire d’équipe B de Ferrari, ce n’est même pas une option. » a-t-il ajouté.

Une rivalité interne entre les pilotes ?

L’arrivée de Câmara pourrait néanmoins créer une situation particulière au sein de l’équipe Haas. Les deux jeunes pilotes partagent un objectif à long terme : rejoindre un jour la Scuderia Ferrari.

La question d’un futur baquet chez Ferrari pourrait notamment se poser dans les prochaines saisons. Si Charles Leclerc a prolongé son engagement avec l’équipe italienne, l’avenir de Lewis Hamilton reste plus qu’incertain. Le septuple champion du monde aura 42 ans en janvier 2027 et la durée exacte de son contrat au-delà de cette saison demeure floue.

Dans ce contexte, les performances de Bearman et Câmara chez Haas pourraient peser dans les futurs choix de Ferrari.

Komatsu ne considère toutefois pas cette concurrence comme une menace pour l’équilibre de son équipe. Il estime que les deux pilotes chercheront avant tout à exploiter leur potentiel plutôt qu’à se concentrer exclusivement sur leurs résultats respectifs.

« La Formule 1, dans son ensemble, est une compétition féroce. Donc, le premier adversaire à battre est son coéquipier. » a insisté le Japonais.

« Mais tous les deux, je pense qu’ils seront vraiment concentrés sur la façon de tirer le meilleur parti d’eux-mêmes. »

En réunissant potentiellement Bearman et Câmara en 2027, Haas ferait le choix de jeunes pilotes prometteurs, tout en poursuivant une collaboration technique et sportive déjà bien établie avec Ferrari.

L’écurie devra néanmoins trouver le bon équilibre entre le développement de ses pilotes et ses propres ambitions sportives.

Pour Komatsu, la distinction est claire : la proximité de Ferrari constitue un avantage dans le recrutement et la préparation des pilotes, mais elle ne doit pas être confondue avec une relation de subordination.

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Journaliste spécialisé en Formule 1 depuis près de dix ans, j’ai couvert de nombreux Grands Prix et suivi l’actualité du paddock au plus près. J'écris désormais pour La Gazette F1 avec une priorité : proposer une information fiable, vérifiée et sourcée.

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