Neuvième du championnat avec 83 points, Liam Lawson attend toujours de savoir s’il conservera son volant chez Racing Bulls en 2027. Avant le Grand Prix de São Paulo, le Néo-Zélandais défend son bilan et reconnaît que cette décision tardive lui laisse peu de possibilités pour préparer une éventuelle alternative.
Trois pilotes pour deux baquets : Alan Permane a posé les termes du choix qui attend Racing Bulls pour la saison prochaine. Lawson et son coéquipier Arvid Lindblad sont en concurrence avec Nikola Tsolov, membre de la filière Red Bull. Le Bulgare a effectué ses premiers essais libres 1 à Mexico, où il a terminé douzième, à 126 millièmes de Lindblad.
Lawson, lui, arrive à Interlagos après une septième place au classement final du Grand Prix du Mexique. Il avait déjà obtenu ce résultat à Bahreïn et à Singapour. Interrogé sur la portée de ces performances dans les discussions pour 2027, il n’a pas caché son incompréhension.
« Nous avons réalisé une très bonne saison et nous sommes dans une bonne position. Nous nous battons contre Alpine. Nous creusons l’écart avec Alpine chaque week-end et, avec quelques courses encore à disputer, nous essayons de rester devant eux. Je ne sais pas ce qu’ils veulent que je fasse de plus. » a déclaré le Néo-Zélandais ce jeudi à Interlagos, cité par le site de la F1.
83 points, mais toujours aucune certitude pour 2027
Les chiffres placent Lawson en tête des pilotes qui suivent les quatre principales équipes au championnat. Avec 83 unités, il compte 42 points d’avance sur Pierre Gasly, son poursuivant le plus proche. Ses résultats contribuent à la cinquième place de Racing Bulls chez les constructeurs, position que l’écurie cherche à conserver face à Alpine.
Ce classement final représenterait le meilleur résultat de l’histoire de la structure, en remontant jusqu’à Minardi. Malgré cet enjeu collectif et sa propre régularité dans les points, Lawson ne dispose pas encore de la confirmation qu’il espère.
Le Néo-Zélandais juge cette campagne plus convaincante que ses précédents passages en Formule 1. Il explique avoir moins laissé les questions contractuelles occuper ses pensées cette année, alors que ses performances lui donnaient davantage de raisons de se concentrer sur la piste.
« Cette année, je n’y ai pas vraiment beaucoup pensé, mais les performances ont aussi été bien meilleures. […] J’ai le sentiment que la vitesse a été bonne. »
Une décision tardive qui réduit ses possibilités
À ce stade de la saison, la plupart des équipes ont déjà annoncé leur duo pour 2027. Lawson reconnaît donc qu’un départ de Racing Bulls compliquerait fortement sa recherche d’un autre volant. Sans annoncer de solution de repli, il laisse entendre que l’attente limite désormais sa marge de manœuvre.
« C’est difficile, non ? Nous sommes en fin de saison. Quand une situation comme celle-ci se prolonge jusqu’au bout, il ne vous reste plus vraiment d’options. Ce n’est donc pas la situation la plus facile. Évidemment, je veux courir en F1 et j’essaie de montrer le meilleur de moi-même chaque week-end. J’ai le sentiment d’avoir fait une bonne année. »
La concurrence de Nikola Tsolov s’inscrit dans le fonctionnement de la filière Red Bull, dont Racing Bulls accueille les jeunes pilotes. Sa séance de Mexico a donné à l’équipe un premier élément de comparaison en week-end de Grand Prix. Aucun choix entre les trois candidats n’a cependant été annoncé.
Mexico, une remontée que Lawson met en avant
Le dernier rendez-vous a résumé les difficultés et le rythme du Néo-Zélandais. Son week-end avait commencé par l’accrochage avec Max Verstappen en EL2, suivi d’une pénalité d’une place sur la grille. Il avait ensuite été disqualifié des qualifications pour une non-conformité technique liée au déploiement du MGU-K, avant d’être autorisé à participer à la course.
Parti de la voie des stands, Lawson a remonté le peloton et terminé septième après l’application des sanctions d’après-course. Il retient surtout une vitesse qui, selon lui, était présente avant même le départ.
« À Mexico, elle était vraiment très bonne. Nous nous étions évidemment très bien qualifiés. J’ai simplement eu la pénalité et j’ai dû partir de la voie des stands. Mais, en dehors de cela, nous étions rapides tout le week-end. Le rythme en course était bon. Nous avons pu remonter. »
Pour Interlagos, Lawson estime que sa voiture devrait de nouveau lui permettre de se battre pour les points. Il apprécie le tracé brésilien et identifie surtout la météo comme une inconnue pour le week-end. Il lui reste quatre Grands Prix pour défendre la cinquième place de Racing Bulls, tandis que son avenir demeure entre les mains de l’équipe.



