Après neuf ans d’absence au calendrier de la F1, le circuit de Sepang en Malaisie accueille de nouveau une manche du championnat du monde en 2026. Le tracé malaisien sera en effet le théâtre du Grand Prix de Bahreïn, qui n’a pas eu lieu en avril en raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient et qui a donc été « délocalisé ».
Il s’agira d’un défi de taille pour les équipes et les pilotes de Formule 1, car la dernière course disputée en Malaisie remonte à 2017, époque à laquelle les monoplaces et les pneumatiques étaient sensiblement différents de ceux utilisés aujourd’hui.
Si les écuries ne disposent que de très peu de données à l’approche de cette course, c’est également le cas pour Pirelli, le manufacturier unique de la F1, qui a donc choisi de proposer aux équipes ses pneus C2, C3 et C4, désignés respectivement Dur, Medium et Tendre.
Ce choix est légèrement plus audacieux que celui des trois pneus les plus durs de la gamme, ce qui aurait été plus prudent compte tenu des caractéristiques du circuit. L’objectif est d’offrir aux équipes une plus grande flexibilité stratégique et de créer les conditions permettant de minimiser l’écart de temps entre les stratégies à un et deux arrêts.
Le circuit de Sepang présente un asphalte relativement abrasif, avec un niveau de rugosité comparable à celui de Bahreïn, tout en conservant ses propres caractéristiques. L’adhérence sera probablement faible le vendredi, mais devrait s’améliorer progressivement au cours du week-end à mesure que la piste évolue. L’un des principaux défis pour les équipes sera la gestion thermique des deux essieux.
Il est aussi intéressant de noter que le circuit a fait l’objet de plusieurs rénovations ces dernières années. En 2023, la portion entre les virages 6 et 12 a été refaite, et des travaux complémentaires ont été effectués au niveau du virage 9. Les caractéristiques générales de la surface, telles qu’évaluées par les techniciens de Pirelli il y a quelques semaines, restent très similaires à celles de 2017.
Plus récemment, dès le début du mois de septembre, la surface de l’asphalte a été lissée pour éliminer les irrégularités, et des opérations de nettoyage ont été effectuées pour améliorer son état en vue de l’arrivée de la F1.
Bien que de nombreuses inconnues subsistent sur le plan technique, la météo pourrait également venir compliquer davantage la situation. Les orages d’après-midi sont fréquents dans la région début octobre et pourraient perturber les séances d’essais libres ce week-end. Chaleur intense, forte humidité et averses soudaines ont toujours caractérisé le Grand Prix de Malaisie, manche régulière du championnat du monde.





