À Austin, Oliver Bearman a réagi à l’arrivée de Rafael Câmara chez Haas en 2027, en remplacement d’Esteban Ocon. Le Britannique, qui n’a pas encore été officiellement confirmé par l’écurie américaine pour la saison prochaine, n’a pas caché son ambition en Formule 1 : s’imposer comme le référent de l’équipe, tout en restant dans la course pour un éventuel baquet chez Ferrari.
Un coéquipier qu’il connaît bien
L’arrivée prochaine chez Haas du pilote brésilien enchante Oliver Bearman. Les deux hommes ont en effet rejoint la Ferrari Driver Academy le même jour, en novembre 2021, et se connaissent bien :
« C’est amusant, parce que nous avons rejoint Ferrari le même jour. » a déclaré Bearman au micro de la F1.
« Nous avons signé au même moment et, je crois, nos anniversaires sont à trois ou quatre jours d’écart. Alors nous pourrons fêter ça ensemble l’année prochaine ! »
« Mais oui, c’est vraiment chouette. Il a passé de très bons moments dans les formules de promotion, et je pense que Haas est une excellente équipe pour débuter en F1. C’est une équipe formidable, accueillante, et sans doute assez différente des autres. »
« Je ne sais pas comment sont les autres équipes où les débutants ont tendance à arriver, mais j’ai vraiment apprécié l’ambiance ici et la passion de tout le monde. » a-t-il poursuivi.
Le statut de leader : « Je pense l’avoir déjà montré »
Si son maintien chez Haas est bien confirmé, Oliver Bearman aura nettement plus d’expérience que son futur coéquipier.
Le Britannique a fait ses débuts en Grand Prix en 2024 à l’occasion de trois courses : l’une avec Ferrari, en remplacement de Carlos Sainz, en Arabie saoudite, où il avait fait forte impression en terminant septième, puis deux chez Haas, en remplacement de Kevin Magnussen, en Azerbaïdjan et au Brésil. Il a ensuite disputé sa première saison complète en 2025, chez Haas.
Fort de cette expérience, il explique avoir franchi un cap cette saison, d’abord en piste, mais surtout dans sa manière de travailler avec l’équipe, et estime assumer désormais un rôle de leader :
« Pour être honnête, je pense l’avoir déjà montré. Cette année a marqué une grande progression pour moi, dans mes performances en piste, bien sûr, mais surtout dans ma façon de travailler avec l’équipe et de prendre ce rôle de leader. »
« J’ai beaucoup progressé dans mes relations avec l’équipe, et je vois aussi que celle-ci accorde davantage de valeur à mes idées et à mes retours. » a ajouté le Britannique.
« Avoir plus d’expérience est certainement important pour s’installer durablement comme leader de l’équipe. Ce n’est pas comme si je ne travaillais pas déjà dans ce sens. »
« J’ai beaucoup progressé cette année. Après la F2, la transition ne se fait pas du jour au lendemain : cela prend du temps. Mais je dirais que j’ai fait beaucoup de chemin. » précise-t-il.
Les statistiques de la saison 2026 sont d’ailleurs à l’avantage d’Oliver Bearman face à son coéquipier sortant Esteban Ocon : le Britannique compte 16 points d’avance sur le Français au classement des pilotes, et a pris le dessus en qualifications à 12 reprises contre 5 pour le Normand.
Le regard tourné vers Ferrari
Les deux pilotes partagent le même horizon : piloter un jour pour Ferrari. La comparaison entre eux s’annonce inévitable. Rafael Câmara a moins d’expérience, mais Maranello aura de quoi observer ses deux protégés et choisir lequel aligner à moyen terme. Bearman ne s’en cache pas :
« Nous avons le même âge. Rafa a évidemment moins d’expérience que moi en F1, mais c’est aussi une bonne chose pour Ferrari : l’équipe pourra voir qui elle souhaite installer dans sa voiture à moyen terme. »
« Mon objectif, bien sûr, est de me mettre dans la meilleure position possible pour que ce soit moi. Tout dépend du calendrier, non ? Charles [Leclerc] n’y est resté qu’un an. Il a réalisé une très bonne saison chez Sauber, ce qui lui a ouvert cette possibilité. »
« Dans mon cas, les choses ne se sont pas déroulées ainsi. Tout dépend toujours du moment où les occasions se présentent. C’est la réalité de la F1. » a conclu le pilote Haas.





